J’hibernais durant des années lumières quand enfin
En une journée printanière je quittais mon sommeil
Avant qu’enfin ce cœur que j’appelais mien
Se trouve soudainement dans les bras d’une merveille
Je souris mais je ne comprends presque rien
Je ne me rends pas encore compte que c’est dans un paradis que je me réveille
Oui dans un paradis, le sien, loin de mon pays, loin des miens
Moi-même je ne crois ni mes yeux ni mes oreilles

En ce printemps j’arrête de respirer
J’arrête de fumer j’arrête de manger j’arrête de boire
Je respire son amour, hume son parfum,
Mange les flocons de son âme et repais mes yeux de son miroir
Elle dit m’aimer, m’adorer et beaucoup plus que ça
Elle dit que je suis tout ce qu’elle peut sentir et voir
Elle dit être prête à m’offrir son futur coloré de joie
Et oublier dans mes bras son passé noir

Mais le temps d’apprendre à l’aimer,
L’été s’est déjà présenté
Nos journées deviennent lassantes,
Et nos nuits ne sont guère comme avant, pleines de beauté
Le soleil brule doucement les couleurs vives de notre joie
Et la chaleur affaiblie vite notre amour et démolie nos pas
Elle m’annonce un jour que notre histoire
« C’était, comment dirai-je, un mauvais choix »
Et pour se justifier
Elle dit simplement avoir trouvé pour son cœur un meilleur roi